Cette statuette féminine symbolise la fécondité. Les villageois y avaient recours pour de nombreux problèmes liés aux enfants, notamment lorsqu’une femme, au sein d’une famille, d’un clan ou d’un village rencontrait des problèmes de fertilité. Parfois aussi, lorsque le nombre d’enfants n’était pas celui souhaité par la famille ou lorsque les enfants étaient chétifs, et que les parents demandaient à la statuette d’accorder la santé à leur progéniture. Il en allait de même pour les familles qui perdaient de nombreux enfants avant leur âge adulte. Chaque fois que
les gens recouraient à cette statuette, ils devaient lui offrir en sacrifice des coqs, des poules ou des chèvres et l’enduire d’huile de palme. La patine est restée visible sur la statuette.
En outre, elle guérissait aussi les femmes qui ne pouvaient plus concevoir après s’être vu jeter un mauvais sort par un sorcier. Lorsqu’une femme était stérile ou qu’elle ne parvenait pas à garder en vie les enfants qu’elle mettait au
monde, elle était amenée chez l’expert en rituels qui détenait cette statuette. Si elle n’était pas encore enceinte, son mari la rejoignait chez l’expert et y restait jusqu’à ce que son état évolue. Mise enceinte grâce à la puissance de la statuette, la femme était gardée chez l’expert pendant quelques mois après la naissance de l’enfant. La statuette s’occupait aussi du traitement des femmes dont les enfants mourraient en bas âge et de celles qui souffraient de complications lors de l’accouchement, risquant de perdre leur vie ou celle de leur bébé. [Source: Dibwe dia Mwembu, Donatien dans: 100xCongo, 2020: 242]